
Où jeter ses vêtements usagés : conteneurs, déchèterie ou association ?
11 octobre 2026
Comment nettoyer un canapé en tissu à la maison, étape par étape et selon la tache
1 novembre 2026Chaque automne, la même question revient dès que les soirées fraîchissent : faut-il déjà lancer le chauffage ou tenir encore quelques jours avec un pull ? La réponse dépend moins du calendrier que de ce que vous mesurez chez vous. Voici les repères chiffrés, puis les réglages qui évitent de payer pour rien.
Quand allumer le chauffage : la période et le seuil de température
Le repère le plus utilisé est simple : allumez le chauffage quand la température intérieure descend sous 18 °C dans les pièces de vie, de façon durable (matin et soir, pas seulement lors d’un coup de froid d’une nuit). En pratique, cela arrive le plus souvent entre la mi-octobre et début novembre dans une grande partie de la France, un peu plus tôt en montagne, plus tard sur le littoral méditerranéen.
Ne vous fiez pas uniquement à la météo extérieure. Un logement bien isolé peut conserver 19 °C alors qu’il fait 8 °C dehors, tandis qu’un appartement mal isolé sera inconfortable dès 14 °C à l’extérieur. Posez un thermomètre dans le salon et dans la chambre : c’est lui qui décide, pas le calendrier.
Pendant la période de transition de l’automne, il est souvent possible de s’en passer en aérant aux heures les plus douces, en laissant entrer le soleil et en fermant les volets la nuit. Quand la température intérieure flirte avec 17 °C ou 18 °C plusieurs jours de suite, c’est le signal.
Température idéale par pièce : 19 °C au salon, moins dans la chambre
Chauffer toute la maison à la même température est une erreur courante. Les besoins diffèrent selon l’usage de chaque pièce, et chaque degré en trop se paie sur la facture.
| Pièce | Température conseillée |
|---|---|
| Salon, séjour, bureau | 19 °C |
| Cuisine | 17 à 18 °C |
| Chambre | 16 à 17 °C |
| Salle de bains (pendant l’usage) | 22 °C |
| Absence de quelques jours | 12 à 14 °C |
Dormir au frais est d’ailleurs meilleur pour le sommeil. Dans la chambre, 16 ou 17 °C suffisent avec une bonne couette, et vous pouvez fermer la porte pour que la chaleur du salon ne s’y diffuse pas inutilement.
1 °C de moins, environ 7 % d’énergie en moins
Prenons une facture de chauffage de 1 200 € par an. Passer de 21 °C à 19 °C dans les pièces de vie revient à gagner à peu près 14 %, soit près de 170 € sur la saison de chauffe, sans changer d’équipement.
Ce qui change la donne : isolation, orientation et type de chauffage

Le même seuil de 18 °C ne se déclenche pas au même moment chez tout le monde. L’isolation pèse lourd : dans une maison bien isolée, les apports du soleil et de la cuisson suffisent à retarder l’allumage de plusieurs semaines. Dans un appartement mal isolé, avec de vieilles fenêtres, la chaleur s’échappe vite et le chauffage démarre dès les premières fraîcheurs.
L’orientation compte aussi. Une maison exposée au nord reçoit peu de soleil en automne et reste froide plus longtemps, alors qu’un logement plein sud peut tenir jusqu’à fin octobre en ouvrant les volets le matin. Si votre séjour est au nord, attendez-vous à allumer plus tôt et à chauffer un peu plus longtemps.
Chauffage individuel ou collectif
Avec un chauffage individuel (chaudière, pompe à chaleur, radiateurs électriques), vous décidez seul de la date, et si vous hésitez encore sur le système à installer, pensez à choisir le meilleur type de chauffage. Vous pouvez donc réagir au thermomètre, jour après jour, et profiter de chaque journée douce.
En copropriété avec un chauffage collectif, la date de mise en route dépend du contrat de chauffe et des décisions du syndic, souvent entre la mi-octobre et la fin avril. Si votre logement est froid avant le démarrage, signalez-le au syndic plutôt que de brancher un chauffage d’appoint électrique, très coûteux à l’usage. Sur les radiateurs collectifs, pensez à régler les robinets thermostatiques pièce par pièce (et à choisir son radiateur à eau chaude si le vôtre vieillit).
Réglages du thermostat et de la programmation pour éviter la surconsommation
Un thermostat bien réglé fait plus d’économies que n’importe quelle astuce de dernière minute. Réglez-le sur 19 °C en journée, et programmez un abaissement de 2 à 3 °C la nuit et lors des absences de plus de deux ou trois heures. Relancer le chauffage ne consomme pas plus que de le maintenir allumé en continu, tant que l’absence dure un peu.
Évitez de tourner le thermostat à fond pour chauffer plus vite : la pièce ne montera pas plus vite en température, vous risquez juste de dépasser la consigne. Mieux vaut anticiper en programmant la remontée une heure avant votre réveil ou votre retour.
En cas de départ, activez le mode vacances ou le hors-gel (autour de 8 à 12 °C) pour protéger les canalisations sans chauffer dans le vide. Au printemps, basculez en mode été ou coupez la production de chauffage quand les journées restent au-dessus de 18 °C à l’intérieur.
Avant d’allumer : entretien, purge des radiateurs et aération

Le premier jour de froid n’est pas le bon moment pour découvrir une panne. Quelques gestes à faire en septembre ou début octobre évitent les mauvaises surprises et améliorent le rendement de l’installation.
- Faites entretenir la chaudière une fois par an, une obligation légale pour la plupart des installations.
- Purgez les radiateurs à eau si le haut reste froid alors que le bas chauffe : l’air emprisonné bloque la circulation.
- Dépoussiérez les radiateurs et dégagez-les des meubles ou rideaux qui masquent la chaleur.
- Vérifiez la pression de la chaudière (autour de 1,5 bar à froid) et le bon fonctionnement du thermostat.
Enfin, ne renoncez pas à l’aération, même en hiver. Dix minutes par jour, fenêtres grandes ouvertes et chauffage coupé, renouvellent l’air et chassent l’humidité. Un logement trop humide se réchauffe plus difficilement et favorise les moisissures, surtout dans les chambres peu chauffées et près des murs froids.
Un air sec se chauffe mieux qu’un air chargé d’eau : c’est un petit gain de confort qui se traduit, au bout de l’hiver, par une consommation d’énergie plus modérée.




